Ces bêtes dont personne ne veut !

 

L’un est microscopique, l’autre est peu discret. A eux deux, ils sont capables de faire de nombreux dégâts. Zoom sur le marsupial le plus chassé de Nouvelle-Zélande et sur l’insecte le plus détesté des voyageurs.

 

30 millions d’ennemis et de fourrures

Si vous êtes fidèles à mes récits, vous n’avez sans doute pas manqué mes rencontres avec le Trichosurus Vulpecula, ou tout simplement Possum. Ce petit marsupial arboricole nocturne à l’air de peluche mais au cri démoniaque est l’ennemi juré de Nouvelle-Zélande, et pour cause !

 

Mais pourquoi en veulent-ils au possum ?

 

Il dévore la forêt primaire, détruit les nids des kiwis, mange les oeufs et pour couronner le tout, il est vecteur de la tuberculose qu’il transmet aux bovins. En gros il détruit la biodiversité de la Nouvelle-Zélande. En parallèle pourtant, il permet le développement d’un commerce très lucratif, celui de la fourrure.

Le commerce de la fourrure représenterait un marché de 100 millions de dollars. Nombreux sont les néo-zélandais qui ont décidé de changer de métier ! En espérant que cette activité ne produise pas l’effet inverse, à savoir le maintien de cette espèce pour des questions de business…

 

 

Éradiquer le possum à tout prix

 

L’éradication de cette espèce est hautement encouragée en Nouvelle-Zélande, alors que le marsupial est protégée en Australie. Si vous cherchez une mission d’utilité publique, vous êtes au bon endroit… Le possum est donc empoisonné, piégé, écrasé. Plusieurs millions de dollars ont été dépensés pour diviser le nombre de possums par deux. Mais il en reste quand même encore 30 millions.

Pour la petite anecdote, il n’était pas rare en 1990 de trouver des peluches dans le commerce représentant un possum écrasé par un pneu. Sympa comme cadeau, non ? ce serait marrant d’analyser la moyenne d’âge des trappeurs aujourd’hui. Une peluche de possum sous le sapin en 1990 peut avoir créer des vocations 28 ans plus tard… 🙂

 

On est d’accord pour dire que 30 millions de possums pour seulement 4 millions d’habitants, ça commence à faire beaucoup… Heureusement que les possums n’ont pas l’idée de se révolter…

 

Quand les jeunes jouent au « possum »…

 

Un jeu à fait fureur chez les jeunes néo-zélandais il y a quelques années, surtout à Dunedin, ville du Sud. Il consistait à s’assoir dans un arbre, à se soûler jusqu’à se faire tomber de l’arbre… et pour donner un caractère encore plus stupide à ce jeu, il fallait uriner ou vomir contre les arbres. Ah, ces jeunes…

 

Mais il n’y a pas que le possum qui est enquiquinant, il y a aussi un petit insecte franchement désagréable en NZ, la sandfly… prêt pour une immersion ? lisez plutôt.

 

Les sandflies, des moucherons terribles

 

J’aurais pu siroter mon petit cidre tranquillement sur ma petite chaise de camping profitant du doux air de l’été au coeur des Milford Sounds en short et en tee-shirt, mais les sandflies, petits insectes microscopiques en ont décidé autrement. Au moment de l’attaque, vous comprenez très vite la réaction un peu étrange des gens qui vous entourent…

 

Si un jour vous voyez un individu se taper sur les jambes ou les bras, agiter activement ses mains devant le visage, se gratter à s’en arracher la peau, ne paniquez pas (sauf pour la dernière option) ! Le voyageur est juste victime d’une attaque très répandue de sandflies.

 

Sandfly

 

Ce petit moucheron à l’air délicat – et discret ! – est l’ennemi de tout voyageur. Même une tenue de camouflage high-tech ne vous sauvera pas. Ça pique, ca gratte et ca démange. Crise de nerf garantie.

 

Une légende Maori pour expliquer leur présence

 

Mais pourquoi sont-elles là? Tournons nous vers la légende Maori pour en savoir plus…

 

La légende des sandflies prend sa source dans les Milford Sounds. La déesse Hine Nui Te Po, déesse de la nuit et de la mort voulant protéger ce site majestueux des hommes et leur rappeler leur condition de mortel introduisit des centaines de petits diables appelés Te Namu ou sandflies. Leur rôle ? Préserver la tranquillité des lieux en repoussant l’homme…

 

Mais l’homme n’a pas écouté et l’homme aujourd’hui se fait piquer ! ca n’aura malheureusement pas évité le développement du tourisme de masse dans le fjord…

 

Des animaux domestiques nuisibles ?

 

Parmi les autres nuisibles de Nouvelle-Zélande, on trouve l’hermine qui mange les oiseaux. Mais, le chat qui attaque les oiseaux et le chien qui chasse le Kiwi sont aussi considérés comme nuisibles à l’état sauvage.

 

Toutefois, à animal domestique, règle spécifique. Le chien devra par exemple être dressé au préalable pour ne pas attaquer le kiwi. Si le chien n’est pas dressé, il n’a pas le droit de pénétrer dans les forêts. Surprenant, non ?

 

Graziella - Gatoi.com
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