Perth, la pomme qui valait 365 $ !

Je me suis demandée quel serait le premier article que j’écrirais sur mon épopée Australienne. C’est vrai, quoi écrire qui vous plaira et qui introduira au mieux mon aventure et vous donnera envie de me suivre ? Et bien, je n’ai pas eu à chercher longtemps grâce à la douane australienne… 

 

Perth, le jour où j’ai imaginé le pire…

 

Après des au revoir douloureux comme à chaque fois, direction Paris pour une dernière nuit en France.

 

Et, au petit matin, comme pour clôturer d’une belle manière le bel automne qui avait ravi mes yeux d’enfant avec des couleurs flamboyantes, la neige s’est mise à tomber juste avant que j’embarque pour mon vol.

 

« Winter is coming », mais je ne le verrai pas puisque je m’envole pour la ville la plus ensoleillée du monde, PERTH !

 

Un vol mouvementé

 

18H55 de vol en avion à endurer. Je déguste les derniers fruits pas chers offerts par la compagnie aérienne. Adieu les pommes à 2€ le kilo (j’ai un peu de Coppé dans les veines si vous suivez l’actualité), bonjour le kilo à 4$. Et je ne parle pas du fromage…

 

Je décide même de mettre une pomme dans mon sac pour le reste du trajet à déguster pendant notre correspondance. Après des secousses, version mixeur, en seconde partie de vol, me voilà débarquée à l’aéroport de Perth à 11h du matin.

 

Pas fraîche, comme vous vous en doutez. Les bagages récupérés, je constate qu’un nombre impressionnant de personnes attend pour passer les contrôles de sécurité.

 

Curieusement, les gens sont triés : certains vont passer au détecteur de métaux, d’autres vont vider l’intégralité de leur sac et quelques personnes sont choisies pour se faire renifler le derrière du sac par un toutou bien aimable mais peu scrupuleux. Pour nous, ce sera le chien.

 

Ça ne sent pas bon…

 

J’intègre Joffray dans ce récit car il a un rôle important. Et oui, il à transporté des cachets contre les allergies mais sans l’ordonnance. C’est donc sans surprise que le chien s’arrête sur mon sac qui contient les petites pilules.

 

La gentille dame de la douane (sans ironie) nous invite à la rejoindre sur le côté. Avant d’ouvrir mon sac, elle reprend le petit papier

que l’immigration nous invite à remplir afin de savoir si nous sommes dangereux ou pas ou si l’on transporte des produits illicites etc.

 

J’ai rempli ce petit document dans l’avion entre deux secousses et en prenant soin de tout lire (ironie). Pour vous donner une idée, Joffray m’a indiquée : « coche non à tout » et, éprise de fatigue, j’ai écouté sans lire le contenu du papier…

 

La dame me demande donc si je suis bien qui je suis. Bien sûr ! Puis, elle me dit :

 

« est-ce bien vous qui avez rempli ce papier? »

 

Oui…

 

« vous êtes donc bien d’accord avec ce qu’il y a écrit sur le document ? »…

 

Je sors un fébrile « oui » (non en fait, il y avait écrit quoi bordel !).

 

« Très bien », me répond-elle avec le sourire.

 

Je m’empresse de lui dire que je pense savoir ce qui cloche et lui parle des cachets allergies, persuadée que je ne fais pas erreur !

 

Et pourtant, si j’avais su…

 

Puis elle ajoute :

 

« Je vais ouvrir votre sac maintenant, miss ».

 

L’OBJET DU PÉCHÉ…

 

Et là, STUPEUR. L’objet du délit est face à moi…

 

Ce ne sont pas les petits cachets, non. Joffray est hors de cause ! Par contre, moi, je suis dans la merde.

 

« Les lois australienne interdisent l’importation de drogues, de stéroïdes, d’armes, notamment les armes à feu, et d’espèces protégées (faune ou flore) vers l’Australie ».

 

Oui ok, et alors ?

 

« Certaines denrées courantes comme les aliments frais ou préemballés, les fruits, les œufs, la viande, les plantes, les graines, les peaux et les plumes sont également interdites ».

 

Bordel, LA POMME !

 

Douane australienne, une amende contre une pomme

 

J’ai complètement oublié de la manger et donc, de l’enlever du fond de mon sac. Elle me regarde, je la regarde et je me liquéfie, prête à tomber dans les pommes. Forcément, elle est tentante la blague.

 

Sauf que la je ne ris vraiment pas, surtout quand la dame m’indique que l’amende pour le transport de fruits en terre Australienne s’élève à 365 $. Je regarde Joffray, médusée.

MAIS, la dame nous a trouvé sympathique et de bonne foi (les cachets, vous vous souvenez). Après être allée consulter son « boss » pour savoir ce qu’il convient de faire sans doute par acquis de conscience, elle revient vers nous…

 

Elle nous précise que :

« le fait d’introduire un fruit sur le territoire australien est un délit » et que, « vu votre bonne foi, les autorités australiennes ont décidé de ne pas nous mettre d’amende ».

 

Soulagement, bonjour !

 

Et d’ajouter : « faites attention la prochaine fois et j’espère que votre visa vacances-travail se passera mieux que votre arrivée ! Je vous souhaite un bon voyage »

 

On espère bien 🙂

 

Un conseil donc, « be careful », que vous soyez têtes brûlées ou têtes en l’air comme moi… ! 🙂

Graziella - Gatoi.com
Aucun Commentaires

Laisser un commentaire

Voyagez depuis chez vous

Recevez une fois par semaine, un peu d'évasion dans votre boite mail
Votre email
Votre nom