Le Kiwi, un oiseau terrifiant…

Que diriez-vous de partir à la recherche du vrai dabou néo-zélandais ? oui, le Kiwi…. je vous préviens tout de suite, la mission est ardue ! L’oiseau est malin, il sait se camoufler, il est rapide et ne se laisse pas facilement approcher… et malheureusement, ce ne sera pas la seule difficulté… 

Et si j’étais finalement le bipède qu’il fallait terrifier ?

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C’EST LA MISSION COMMANDO … DE VOTRE VIE

 

Lampe frontale : ok ! / Nuit tombée : ok ! / Tenue de camouflage : ok !

 

Vous êtes fin prêts à partir à l’aventure d’une nuit en mission commando ! On pourrait croire que c’est un peu comme rechercher une poule en France… mais en version plus fun car là il s’agit bel et bien de partir rencontrer l’oiseau endémique de Nouvelle-Zélande, le Kiwi !

 

Présentation de la cible : le spécimen est un oiseau mesurant environ 55 cm pour 2 à 3 kg. C’est un animal nocturne mais surtout très peureux, d’où la complexité de la mission. Ses repas sont constitués d’insectes, de vers et de fruits qu’il débusque grâce à son long bec ! Il appartient à la famille de l’autruche, nom scientifique de cette famille « les aptérygidés ». Pour la petite anecdote, c’est le mâle qui couve les oeufs (enfin des mâles qui bossent).

 

Aussi, pas de divorce chez les kiwis qui restent ensemble toute leur vie et peuvent vivre vieux, jusqu’à 35 ans, c’est trois fois plus que la durée de vie d’une poule ! Par contre, ce ne sont pas de bons parents puisqu’ils ont tendance à laisser les petits seuls dès la naissance ce qui les rend vulnérables et facile à zigouiller !

 

Kiwi. Auteur inconnu

 

LE KIWI, UN OISEAU QUI NE SAIT PAS VOLER ?

 

Le kiwi n’a pas vraiment d’ailes, plutôt des moignons, du coup pas facile de voler. Ensuite, ses ailes ne se sont pas développés comme la plupart des oiseaux car il n’avait pas de prédateurs à l’époque, un peu comme le dodo 😉 !

 

Aujourd’hui, les bébés sont menacés majoritairement par le possum, – ennemi d’état en Nouvelle-Zélande que tout citoyen doit éliminer en roulant dessus par exemple… – et les kiwis adultes sont chassés par les chiens !!

 

Heureusement, le département de conservation (DOC) protège les kiwis pour assurer leur survie puisque leur habitat est menacé par la destruction des forêts et par les prédateurs.

 

PAROLES DE RANGER ET CRI DU KIWI

 

Pour augmenter les chances d’observer l’oiseau, il faut se concentrer sur son cri très particulier et très facile à entendre dès la nuit tombée ! C’est donc après avoir écouté son cri sur internet plusieurs fois que la mission a réellement commencé !

 

 

Le départ s’est fait depuis un camping des DOC en suivant les conseils assurés du Ranger Mike en poste ce soir-là et spécialiste de la localisation de kiwi en milieu hostile ! Après que nous ayons échangé sur l’animal, il nous donne les indications pour partir à la recherche du volatile :

 

« Vous devez prendre ce chemin, tournez à gauche dans 500 mètres puis, vous traverserez le champ sur environ 200 mètres puis tournerez de nouveau à droite ».

 

Heureusement que je suis accompagnée de mon homme boussole…

 

« Ah, et il se peut que vous entendiez des chiens ou croisiez quelques vaches, mais ne vous inquiétez pas, ils sont inoffensifs… ».

 

Et d’ajouter enfin : « A cet endroit, vous observerez le kiwi ».

 

Mike est tellement sûr du succès de cette mission qu’il devient garant de notre détermination. C’est donc munis de notre frontale et notre polaire que nous partons emprunter le chemin, déjà englouti par la nuit, à la recherche du Kiwi.

 

SILENCE, LA MISSION COMMENCE

 

La tension est palpable. Nous voulons tellement multiplier nos chances de voir l’animal que nous osons à peine nous parler. Nos pas se font de plus en plus léger à mesure que l’on avance. Arrivés à bout du chemin, aucun bruit d’animal, seul le ressac des vagues se fait entendre.

 

Nous continuons notre avancée dans le champ et nous nous rendons compte bien vite que nous sommes en terrain miné…. de bouse de vaches ! ben oui, les vaches.. Effectivement, elles sont inoffensives, sauf pour les chaussures. Nos deux paires de pompe relookées, on repart.

 

Arrivés à destination, la patience mise à rude épreuve, nous commençons à perdre espoir quand un son assez proche attire notre oreille affûtée ! Le cri du Kiwi, nous en sommes sûrs ! On éteint nos frontales et décidons de nous approcher de la zone quand nous sommes stoppés net par un bruit bien plus près et beaucoup moins chantant que celui de l’oiseau. Sommes-nous tombés dans un traquenard mis en place par le Kiwi ?

 

T’AS ENTENDU ? ÇA BOUGE LÀ-BAS…

 

Nous ne sommes pas seuls et nous n’y voyons strictement rien. Le stress monte et la bête semble avoir imité notre attitude et ne semble plus bouger non plus. Nous décidons bravement d’allumer notre frontale qui a bien choisi son moment pour perdre son énergie !

 

Et c’est ce moment précis qu’a choisi l’animal pour émettre un son à faire pâlir un mort. Rauque. Puissant. Je peux vous assurer qu’à ce moment-là vous oubliez que l’homme, en Nouvelle-Zélande n’a aucun prédateur !

 

Puis, plus rien, le silence reprend ses droits.

 

LES ALÉAS DU VOYAGE

 

On attend quelques minutes avant de saisir notre deuxième frontale tapie au fond de notre sac et repartons sans vraiment nous soucier de rester discret cette fois. La voie est libre. On poursuit quand même sans grand espoir. Puis, de nouveau le cri du kiwi mais qui semble bien lointain. Après une heure de recherche acharnée, nous devons nous résigner et rebroussons chemin, les pieds bouseux, la tête bredouille.

 

Le lendemain, nous avons revu Mike, le sourire vissé aux lèvres vite transformé en joli fou rire à l’évocation de notre rencontre avec le mauvais animal.

 

Ce soir-là, nous avons rencontré un possum. Et nous avons été terrorisés par son cri rauque. Un possum !

Graziella - Gatoi.com
2 Commentaires
  • Camille
    Répondre

    J’adore ton article !
    Je me sentais vibrer avec vous ! Et la chute ! Vive les possums !

    07/12/2016 at 9:21

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